Le patrimoine

Runevarec
Le château de Runevarec

Le château de Runevarec, construit sur les ruines d’un ancien manoir, date de la seconde moitié du XIXè siècle, aujourd’hui lycée rural du Restmeur. Il a été construit, sur le modèle des « malouinières », par Madame Perrio de Grandclos, petite-fille d’un armateur malouin qui s’est enrichi, au XVIIIè siècle, avec le commerce d’esclaves entre l’Afrique et les Antilles. (source Patrick Salaün)

Sa chapelle est dédiée à Saint-Loup, protecteur des troupeaux et réputé pour guérir les épileptiques.
On y a célébré la fête de la Saint-Loup dès 1848 ; la fameuse dérobée en fit la renommée. Cette fête est devenue le festival de la danse bretonne à Guingamp.

Le Grand Kermin
Le Grand Kermin

Le Grand Kermin, ancien manoir remanié au XVIIIè, dont il subsiste des parties datant des XVè, XVIè et XVIIè siècles. La toponymie des lieux atteste de l’existence d’une chapelle (dédiée à Saint-Jacques) et d’un colombier disparus de nos jours.

Propriété noble depuis toujours, le domaine a du cesser son faire-valoir direct très tôt ; sous la Révolution, il est déjà affermé, mais les propriétaires y conserveront un «pied-à-terre», sans doute pour la chasse, jusqu’à la dernière guerre. (demeure privée, ne se visite pas).

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Moulin de Kerhré

Le manoir de Kerhré porte les dates de 1691,1714 et 1723.

Le moulin de Kerhré était plus connu au début du XXè siècle sous le nom de « Milin Mécanique ». Autrefois, il y avait un petit moulin à grain à cet emplacement ; en 1844, Monsieur Gouyon de Coypel, rentier en son château de Munehorre, demanda au préfet l’autorisation d’établir à cet endroit une machine « Le Bonniec » pour teiller le lin, dont il s’efforçait de promouvoir la culture alentour.

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Roue du moulin de Kerhré

Elle fut accordée et l’autorisation de mise en eau délivrée en 1868. Mixte d’abord (moulin à grain et à teillage), il servit ensuite uniquement à teiller le lin ; capable d’une grande puissance (20 chevaux vapeur en bonnes eaux), c’était l’un des meilleurs moulins parmi les 32 jalonnant le cours du Trieux. Au temps de sa splendeur, il faisait travailler 20 à 25 personnes (dépend désormais du terrain de camping de Milin Kerhré).

 

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L’aqueduc

L’ancien aqueduc, dont la partie à arcades constitue la frontière entre Pabu et Guingamp, alimentait le cœur de la ville en eau potable.

Dès 1588, la fontaine de Guingamp est alimentée par un aqueduc qui lui apporte l’eau des sources de Montbareil. Il est remplacé entre 1735 et 1743 par un autre aqueduc plus élevé dont les quatre arcades de 5,20 mètres d’ouverture franchissent le vallon des Lutius (Ru Potin ou Lutin). Cet aqueduc restera en service jusqu’au début du XXè siècle.

A l’origine, les conduites qui reliaient les sources à la fontaine étaient sans doute en poterie ; plus tard, dès le XVIème siècle, elles furent en fonte.

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Fontaine nourricière

Deux de ces sources débitent toujours leur eau limpide : celle de La Barrière se perd dans les collecteurs d’eaux pluviales du quartier de Montbareil et celle de Parc Marvail (couvent des Capucins) alimente toujours la « fontaine nourricière » qui déverse dans le lavoir public situé à l’angle de la rue de l’Aqueduc et de la rue Joliot-Curie à Pabu.

Plan de la commune de Pabu (téléchargement PDF – 13 Mo)