L’église Saint Tugdual

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Calvaire et façade occidentale de l’église Saint Tugdual

Cette église a succédé à un édifice plus ancien mentionné sous le nom de chapelle Saint-Pabu en 1532. Sa construction débuta en 1711 pour s’achever en 1762 ; elle a été restaurée en 1826 et son agrandissement a été évoqué en 1860. A cette époque, le  » conseil de fabrique  » de l’église de Pabu fait part au conseil municipal de la nécessité d’agrandir l’édifice qui s’avère trop petit, manque de solidité et nécessite donc des travaux urgents. Il sera réparé, la charpente remise en état et consolidée, mais l’agrandissement ne sera pas réalisé. En 1880, puisque l’on est devenu assez riche pour bâtir des « tas d’écoles », il est envisagé de construire une nouvelle église bien plus utile ! La charpente et la couverture ont été entièrement refaites en 2008. A l’origine autour de l’église, le cimetière date de 1879, et il a été agrandi en 2008.

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Le porche du midi

L’église est en forme de croix latine avec chevet et ailes à pans coupés, et dispose d’une chapelle des fonts en face du porche du midi. Elle date du XVIIIe siècle et porte diverses inscriptions : sur le bras sud, la date de 1711, sur le portail : la date de 1750, sur la façade occidentale : « Par le Général de Pabu en 1782 Y. Huon Curé I:Le Beuf F », sur le pignon de la chapelle des fonts : « Yves Prigent Gouverneur ». A la lumière de cette inscription, il est probable que le massif occidental de l’église Saint-Tugdual fut donc reconstruit en 1782 sous l′égide du conseil de fabrique de Pabu alors
constitué, pour partie, du recteur Y. Huon et du trésorier I. Le Beuf. (source : Patrick Pichouron)

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Fonts baptismaux

Son mobilier comprend : des autels du XVIIIe siècle ; des fonts baptismaux de 1747, des statues diverses, notamment celles de Saint Tugdual, Saint Yves, Saint Jacques le Majeur, Saint Roch, Saint Vincent,, Saint Quentin. Ce dernier est le patron des potiers, qui peuplaient les villages de La Poterie et de Kerez ; ils sont mentionnés dès 1498… et ont disparu aujourd’hui. Jusqu’en 1914, ils fabriquaient des pots, des jattes, des cruches, des ribots, mais aussi des briques, des tuiles ainsi que des épis de faîtage. Ces épis de faîtage étaient encore présents sur le toit de l’église avant sa restauration ; ils sont encore visibles dans le hall de la mairie, où ils sont exposés.

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Vue générale de l’intérieur

Les cloches portent les noms de Tugdual (ré aigu) et Yves (mi aigu). Saint Tugdual, ou Tudwal, venu de Grande-Bretagne au VIè siècle et premier évêque de Tréguier, était surnommé « Pabu ».

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Les pierres tombales après leur découverte

Des travaux de restauration dans le chœur de l’édifice, entrepris à la fin de l’année 2008, ont mis à jour six pierres tombales, sur une partie desquelles on peut lire les inscriptions suivantes :

« Yves Séverin Bizien, comte de Munehorre, décédé le 31 juillet 1772. Requiescat in pace » (Jean Marie Yves Séverin BIzien était né le 30 septembre 1702 ; il épousa Marie-Thérèse de Langle le 19 novembre 1740 en la chapelle du château de Kerdréan à Naizin (Morbihan). La cérémonie de mariage était célébrée par l’abbé de Langle, grand chantre et chanoine de la cathédrale de Vannes, en présence du « vénérable et discret messire Colomban Hyacinthe Le Bigot, recteur de la paroisse de Naizin »  ).